Une femme
Une fée
Une folle
Une peste
Une rêveuse
Une amante
Une soumise..
C'est moi,
au final.
Dans le village, tout le monde parlait d’elle. Quels accoutrements!Vêtue de sa grande robe noire et de son chapeau pointu elle déambulait en ignorant les regards méprisant qui se posaient sur elle. Ils avaient peur d’elle.. peur de ses différences.
Quelques un allaient la voir. On disait d’elle qu’elle pouvait guérir des maux, abréger des souffrances. Mais on avait honte de dire que l’on avait recours à elle. Parce qu’on disait d’elle qu’elle était la descendante de Satan, la fille de Lucifer.
Superstitions.
Elle n’était qu’une femme. Un femme en harmonie avec la nature. Elle pouvait se servir avec aisance des plantes et des fleurs pour des onguents, des poudres ou des potions médicinales, mais jamais elle n’avait fait de mal à personne. Elle aimait se promener dans les bois au clair de lune, sachant très bien qu’aucun homme n’oserait s’attaquer à elle, parce qu’on disait d’elle qu’elle se transformait en animal. Que de bêtise…
Puis un jour, un étranger vint dans le village. Il venait de la ville. Et les étrangers étaient rares dans ce petit village éloigné. Quand il la vit. Un tel cri d’horreur sortit de sa bouche.. Elle sursauta. Elle savait bien qu’on ne l’aimait pas beaucoup dans le village. Mais de là à crier en la voyant, c’était poussé! Alors il alla vers elle en l’injuriant..
« Sorcière! »
Il parla des sorcières de la ville. Combien elles étaient de vils personnes. Combien elles étaient de mauvaises fréquentations. Il leur parla des balais, des sabbats de tous ce qu’il savait à propos des sorcières. Et il en vint aux conséquences. Il leur dit ce qu’on leurs faisaient. Le bûcher, L’échafaud, La guillotine...
Tant de mal.
Elle avait tout entendu.. Pourquoi lui voulait-il tant de mal? il ne la connaissait pas, ne l’avait jamais vue et il voulait la tuer. Tant de haine pour si peu de différences. Mais elle se laisserait faire. Pourquoi combattre quand on sait que la mort nous attend?
Ils l’arrêtèrent.
Ils la jugèrent.
Ils l’emprisonnèrent.
Elle monta sur le bûcher. Des larmes d’impuissance coulaient. Les gens la huaient. Elle baissait la tête. Elle avait honte de sa race. Honte des humains. Ils la brûlèrent. L’étranger riait aux éclats en la voyant se tordre de douleur. Il souriait. Les villageois en furent mal à l’aise de le voir se réjouir autant. Et il quitta le village. Cheminant vers une nouvelle destination, vers une nouvelle victime.
Publié par caelia à 21:32:30 dans Méandres de mon imaginaire | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a très très très longtemps, l’homme était foncièrement bon.
Perversia, la reine des vices et des péchés, Sa Bassesseté, c’est ainsi que ses valets l’appelaient. Mais détrompez-vous, c’était un grand compliment pour cette Dame qui se prélassait dans la luxure. Cette reine dépravée avait comme animaux de compagnie 7 corbeaux qui se nommaient ainsi : Fainéant, Grognon, Fier-Pet, Luxure, Mange-Tout, Grippe-Sou et Égoïste. Ils étaient toujours dans leur grande cage de fer et la reine s’était entendue avec les humains pour ne jamais les relâchés à condition qu’eux ne s’approchent ni de son château, ni de ses terres. Un jour, la reine s’ennuyait à mourir et décida de s’amuser au dépend des petits humains fragiles et innocents. Elle demanda donc à ses valets d’aller par delà les océans et les terres étrangères pour trouver le plus beau spécimen mâle qui fut.
Après une année entière de recherche, ils revinrent avec un homme très beau et séduisant. Notre Bassesseté, en le voyant, fut foudroyée, non pas d’un éclair, mais bien par l’amour. Elle ne voulait absolument pas se l’avouer et agit cruellement avec lui en le faisant devenir son esclave et lui faisait faire les pires travaux, ceux qu’elle ne donnait même pas à ses serviteurs.
Le soir, quand elle se trouvait seule dans sa chambre, elle pleurait de ne pas pouvoir lui avouer ses sentiments. Elle aurait voulu le dire, le crier, le hurler sur tous les toits du monde. Mais elle ne devait pas. Elle savait le risque qu’elle courait : celui de perdre son titre et puis elle avait une réputation a préservé. Elle continua donc son petit jeu sadique avec le pauvre homme. Elle s’évertuait à se convaincre que ce sentiment débilitant et abrutissant allait passer. Mais plus le temps avançait et au contraire, il croissait sans arrêt.
Elle prit donc son courage à deux mains, alla le retrouver et lui déclara sa flamme avec des mots passionnés, brûlants, ardents, embrasés. Cependant, ils n’eurent pas l’effet escompté. L’homme cracha au visage de la Reine et lui dit qu’il aurait mieux aimé être mort que de recevoir l’amour d’une femme aussi diabolique. Il lui dit aussi qu'aucune femme ne pourrait être aussi cruelle, démoniaque, perverse qu’elle. Ses mots, venant de la bouche d’un serviteur la flattaient habituellement. Mais venant de celui qu’elle aimait, de la bouche de celui qu’elle désirait, elle savait que ce n’était pas une flatterie. Elle le chassa donc de son palais, le cœur meurtri et en miettes.
Une idée diabolique lui traversa l’esprit. Elle courut jusqu’à la tour la plus haute et cria : « Cet homme a franchi les limites de mon château. Je libèrerai donc, pour vous punir, mes sept corbeaux. Chacun d’eux sèmera le vice dont il est coupable parmi vous. Ainsi, vous serez comme moi…méchant, avare, orgueilleux, gourmands, paresseux et jaloux. »
Les hommes en colère le tuèrent pour son effraction. La Reine regardait de sa tour celui qui avait fait fondre son cœur se faire huer, maudire et tuer sans ménagement. Elle sourit tristement. Elle n’avait pu avoir l’homme de sa vie et personne d’autre ne l’aurait.
C’est ainsi que l’homme devint foncièrement mauvais….
Publié par caelia à 21:28:46 dans Méandres de mon imaginaire | Commentaires (0) | Permaliens
Qui suis-je?
Moi qui croyais me connaître... Il faut que vous sachiez que j'étudie à l'extérieur. Donc depuis que je suis là-bas, loin de mes amies, ma famille, mon amoureux, j'ai changée, sans m'en rendre compte.
J'ai maturée. Dans quoi? je ne sais trop.. tout je crois. Je m'habille différemment, je pense différemment, j'ai des désirs différents ( c'est justement le post précédent qui à tout déclencher). Et là, main-te-nant, ça m'explose à la figure un lundi soir à minuit ! Je suis quelqu'un d'autre.. ou presque? On m'avait dit qu'on changeait beaucoup dans l'adolescence. C'est bien vrai. Mais on ne m'avait pas averti qu'il y avait une crise de la vingtaine !!! pas déjà :P Je n'ai pas assez de celle de la quarantaine et celle de la cinquantaine ??! :)
Par chance, ce n'est rien d'alarmant. Seulement moi, Joe-la-Panique, qui "m'introspectionne" un peu trop. Un peu comme une paranoïque qui ne voit que le pire.
Je suis une grosse parano ;)
Mais c'est changements-là, je ne les regrette pas : C'est la Femme en moi qui parle, du moins, je l'espère.
Tout ça me fais penser à ma p'tit jeunesse ( et oui, elle est bien loin ! hihi je rigole) quand je me disais :" Ah! quand je serai grande je serai comme ça!" et je m'imaginais, je ne sais trop comment... Je me demande si je suis devenue la femme que je voulais être.. et vous?
Publié par caelia à 06:13:35 dans Éclat de vie | Commentaires (7) | Permaliens
La jeune femelle en chaleur avançait le long de la sombre ruelle d'un pas doux et assuré roulant des reins. Les matous malfamés la mataient sans vergogne et lui minaudaient quelques compliments. Elle les toisait alors de son regard vert et félin, presque bestial. C'est à ce moment qu'elle remarqua sa prochaine victime.
Quattre pattes au sol, la croupe légèrement relevée, elle s'étirait de tout son long. On pouvait admirer son corps de féline au formes effilées. Puis, comme un prédateur attaquant sa proie, elle fondit sur sa victime.
Gémissement.
La panthère noire, d'un noir satiné et luisant, ne lâcha pas prise cependant. Elle violait farouchement sa victime elle y alla même de ses griffes !
Nouveau gémissement.
La féline, telle une lionne, allait, pour sûr faire rendre l'âme à sa proie! Puis soudain, le liquide vital jaillit de sa pauvre victime et inonda le minois de la minette.
Elle lèchait et nettoyait les vestige de son carnage, fière de cette nouvelle conquête.
"Voici ton fric, p'tite pute." L'homme tira les billet au sol, abandonnant la jeune femme vêtue de cuir là ou elle l'avait remarquée.
Publié par caelia à 06:17:06 dans Perversions | Commentaires (1) | Permaliens
Tellement de stress
Boule dans la gorge
Maux de ventre
Nervosité
Insomnie
Anxiété
Nausée
Peur
Je suis stressée.
Publié par caelia à 17:49:58 dans Éclat de vie | Commentaires (0) | Permaliens
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